Pistolet à silex primitif vers 1670-80

 

L'ensemble des élements de style, les techniques de montages et la fabrication de ce pistolet en font une pièce rare très ancienne.

La simplicité du décor peut faire penser à un pistolet de cavalerie militaire au milieu du 17° siècle.

Le pistolet à silex français est inventé par Marin le Bourgeois en 1615. Il utilise tous les avantages des techniques connues à cette époque sur le rouet et

la platine à Chenapan pour mettre au point une platine plus fiable et plus simple en associant le couvre bassinet et la batterie dans une seule pièce.

Ce pistolet est très sobre , sans décoration importante avec une platine et un chien plat. La contre platine, de style résolument 17°,

est bien encastrée dans le bois alors que le pontet ne l'est pas du tout. Celui-ci est de style très simple et juste posé et vissé sur le bois plat.

La platine est de type primitif, sans bride de noix. La vis avant est placée en avant du ressort de batterie. La vis de chien est extérieure.

Le chien plat possède un renfort sur l'arrière. Les machoires du chien présentent une forme courante sur les rouets et les premiers silex.

Les décors du chien et de la platine ont presque disparu avec malheureusement le nom de l'arquebusier qui nous fait défaut.

Le canon ne possède pas de vis de queue de culasse ce qui est une caractéristique très primitive.

Il est fixé par la vis arrière de platine qui le traverse et par deux goupilles.

La crosse et sa calotte à longues oreilles, avec une vis centrale, est bien dans le style du milieu du 17°.

Longueur totale du pistolet : 49 cm - longueur du canon : 323 mm - Longueur de la queue de culasse : 40 mm

La platine mesure 125 mm - le calibre est de 14 mm

L'avant du fut avait sans doute disparu et été anciennement refait (très mal d'ailleurs). Le premier passant de baguette est différent de l'autre.

La baguette doit aussi être refaite comme l'enture du fut qui le mériterait.

Queue de culasse primitive sans vis

Le bassinet est rapporté et fixé par une vis extérieure (la tête est cassée).

La noix présente trois crans nets permettant un bon fonctionnement.

Caractéristiques de cette platine de Pistolet du milieu du 17° :

Platine plate, plutôt bien construite avec un chien issu de la forme des rouets, chien plat avec renfort sur l'arrière. Les mâchoires du chien sont de type primitif comme sur les rouets . Le chien est finement gravé de petits ronds devenus difficiles à discerner. Le bassinet est rapporté sur la platine et sans doute fixé par une vis à tête extérieure (cassée).

Une particularité évoque une construction soignée : les trous à l'intérieur du mur de platine, destinés aux pitons anti-basculement des ressorts sont borgnes , ils ne traversent pas . A cette époque les trous sont fait au poinçon dans les pièces chauffées au rouge. Cette disposition n'existe pas au 18°, il est plus simple de percer des trous traversant .

La platine porte une marque de l'armurier qui est illisible. Peut être un jour par comparaison aura-t'on une hypothèse. L'arrière de la platine porte une gravure très effacée qui évoque un animal, peut être un chien à l'arrèt. Ce serait alors un pistolet de chasse . Longueur totale de la platine 125 mm